Arthur

1) Shipping Lab : Comment as-tu débuté dans le monde maritime ?

Arthur : J’ai toujours voulu être négociant de matières premières, mais sans forcément penser au transport maritime au début. Ma formation et mes stages m’ont conduit à découvrir le négoce de matières premières agricoles et d’énergies, et à comprendre l’importance du shipping aujourd’hui.

 

2) Shipping Lab : Quelle est ta formation et quelles sont tes activités aujourd’hui ?

Arthur : J’ai un Bachelor en Mathématiques appliquées et financières, et après cela j’ai opté pour le Master Shipping Trading de l’Université de Nantes. Il me semble que c’est la seule formation qui enseigne véritablement les métiers du trading physique et du shipping. Les deux sont de pairs. C’est un milieu assez fermé et petit, mais l’avantage c’est que les agents maritimes, brokers, opérateurs, armateur, traders, … sont pour beaucoup de la même formation que moi.

Cette formation m’a permis d’intégrer une trading house de charbon. Aujourd’hui, je suis trader de charbon, et je dirige le desk dérivé. Mes activités sont du trading physique de charbon entre l’Afrique, la Colombie, les USA, la Russie et l’Europe. Concernant l’activité dérivée, une partie du temps est consacrée aux couvertures du charbon et du fret maritime, et l’autre partie du temps est consacrée à des activités de proprietary trading sur le charbon et le fret.

 

3) Shipping Lab : Qu’est-ce que tu affectionnes dans ton job ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Arthur : Ce que j’affectionne le plus est l’effervescence et l’adrénaline que tu as entre 8h30 et 18h30, qui sont les horaires du marché. Il est tout aussi passionnant de travailler sur des contraintes physiques liées aux matières premières, liés au fret maritime et aux prix entre les pays. C’est aussi sur ce dernier point que tu te rends compte de l’influence du transport maritime. Aujourd’hui nous sommes capables de réorienté une cargaison d’un pays à l’autre principalement avec le prix du fret.

Il y a peu d’inconvénient pour être honnête. Il faut aimer les chiffres et surtout aimer la pression et le stress. Mais au final cet inconvénient du stress se transforme presque « drogue ».

 

4) Shipping Lab : Quelle est ta vision sur le rôle de Shipping Lab pour le secteur ?

Arthur : Je pense que le Shipping Lab peut continuer de créer des liens dans le monde maritime et peut être d’ailleurs même l’ouvrir au monde du négoce via le shipping. Il est important d’avoir des hubs qui réunissent les gens de ce milieu. Je soutiens les actions du Shipping Lab pour le développement, le partage et les connexions que cela peut créer. Les actions telles que les rencontres dans les écoles et forums sont également intéressantes. Cela permet de faire découvrir ce monde assez opaque à de futurs acteurs.