François-Xavier

1) Shipping Lab : Comment as-tu débuté dans le monde maritime ?

François-Xavier : J’ai débuté dans le maritime complètement par hasard. J’ai en effet obtenu un Master en droit des assurances en 2007 et à cette époque je n’envisageais absolument pas de changer de matière.

C’est plus tard, lors d’un stage réalisé au sein du département « droits des transports et des assurances » du cabinet Gide Loyrette Nouel, que j’ai découvert le droit maritime au gré des divers dossiers qui m’étaient confiés. J’ai alors eu un coup de cœur avec cette matière « très légaliste », au point d’y consacrer par la suite une thèse de doctorat.

 

2) Shipping Lab : Quelle est ta formation et quelles sont tes activités aujourd’hui ?

François-Xavier : J’ai effectué l’ensemble de mes études à l’université Paris I – Panthéon Sorbonne. Après l’obtention d’un Master II en droit des assurances, j’ai intégré l’école d’avocats de Paris (EFB).

J’ai ensuite complété mon cursus par l’obtention d’un LL.M à Sydney et par la réalisation d’une thèse de doctorat sur le droit de la preuve appliqué aux transports maritimes.

Je suis aujourd’hui avocat au sein du cabinet DELVISO, un cabinet reconnu pour son activité en droit des transports et des assurances. Au fil des années je me suis plus précisément spécialisé dans la saisie de navire, dans le droit douanier et dans les dossiers complexes de cargo claim.

La réalisation de ma thèse m’a par ailleurs permis de conserver un lien avec l’université, qui m’amène notamment à rédiger des articles dans des revues spécialisées et à intervenir dans différents colloques/formations.

 

3) Shipping Lab : Qu’est ce que tu affectionnes dans ton job ? Quels en sont les avantages et inconvénients ?

François-Xavier : Le droit des transports se singularise, on le sait, par son caractère éminemment international. Il s’en suit que l’exercice de la profession d’avocat dans ce domaine offre l’opportunité de voyager et de rencontrer des gens venant littéralement du monde entier, ce qui est toujours extrêmement enrichissant.

Si l’on ajoute à cela la très grande liberté liée à l’exercice même du métier d’avocat – il est de coutume de dire qu’il y a autant de façon de pratiquer la profession qu’il n’y a d’avocats – l’on obtient une activité particulièrement attrayante.

La contrepartie est qu’il faut savoir faire preuve de grande flexibilité afin de parvenir à gérer à la fois ses dossiers, les déplacements et les nombreuses autres obligations auxquelles nous sommes tenus. Cela étant, avec un peu d’organisation tout est possible.

 

4) Shipping Lab : Quelle est ta vision sur le rôle de Shipping Lab pour le secteur ?

François-Xavier : Bien qu’en pleine croissance, les secteurs d’activités liés au maritime demeurent largement sous-exploités en France, surtout si l’on considère la surface maritime du pays, le second au monde après celui des États-Unis. Le potentiel de développement est certain, reste à le faire connaître, notamment vis-à-vis du grand public. C’est précisément à ce niveau que Shipping Lab a, à mon avis, un rôle à jouer.

Il existe en effet de nombreuses associations et syndicats qui se proposent de promouvoir le maritime en France. Ces organismes restent cependant très largement tournés vers les professionnels du secteur, ce qui ne permet pas d’extraire la matière de son confinement actuel.

Shipping Lab pourrait ainsi contribuer à redynamiser l’image du monde et de l’économie maritime auprès d’un public élargi.