Jérémy

1) Shipping Lab : Comment as-tu débuté dans le monde maritime ?

Jérémy : C’est par hasard que j’ai débuté dans le monde du maritime. Après avoir réussi un bac scientifique, j’ai cherché une formation de type DUT afin de pouvoir rentrer rapidement dans le monde du travail. J’ai beaucoup hésité sur mes études post-bac et c’est un professeur de l’IUT Gestion Logistique et Transport d’Aix en Provence que j’ai rencontré lors des journées portes ouvertes qui m’a convaincu. Je n’ai pas réfléchi longtemps et j’ai pris la décision d’intégrer cette formation qui m’a permis d’acquérir une vision globale du transport et de la logistique. Les stages en entreprises et le minimum de réseau que j’ai pu acquérir à l’époque sur Marseille après un séjour de trois ans en Angleterre, m’ont ensuite conduit au monde du maritime.

 

2) Shipping Lab : Quelle est ta formation et quelles sont tes activités aujourd’hui ?

Jérémy : J’ai donc effectué un stage de fin d’étude dans le cadre du DUT, chez Medorient SA (à l’époque transitaire spécialisé sur l’Algérie). Ayant des envies d’ailleurs, j’ai ensuite intégré l’université d’Huddersfield en Angleterre pour un cursus de trois ans afin de valider un master plus accès sur la logistique. Ceci m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances mais aussi la maîtrise de l’Anglais. Après un an de stage chez Geodis UK, retour sur Marseille où j’ai pu obtenir une place d’exploitant au département Oil & Gas chez Medorient SA et développer une bonne connaissance de toute la partie opérationnelle notamment dans ce secteur maritime. Après 4 ans de dur labeur, Kuehne & Nagel Marseille m’a proposé d’intégrer leur département projet. J’ai pu travailler sur des projets plus importants et notamment gérer la partie affrètement maritime. J’ai donc été très rapidement amené à chercher des solutions et négocier avec des armateurs notamment en m’appuyant sur l’expertise de courtier maritime. J’ai ensuite eu l’opportunité d’obtenir une place dans la société MITSUD depuis 2014, en tant que courtier en affrètement maritime spécialisé dans le transport de colis lourd, place que j’occupe actuellement.

 

3) Shipping Lab : Qu’est ce que tu affectionnes dans ton job ? Quels en sont les avantages et inconvénients ?

Jérémy : De manière générale, j’ai toujours apprécié le contact humain. Par chance j’ai souvent eu l’opportunité de rencontrer mes interlocuteurs que ce soit en visite commerciale ou via des salons professionnels, mais surtout sur le terrain lors d’opérations sur sites et plus particulièrement dans les ports. Le fait de pouvoir aller sur le terrain pour assister aux différents projets que nous essayons de mener à bien nous permet de nous évader le temps d’un instant et de casser la routine quotidienne métro boulot dodo…

Je pense que ce point est essentiel de nos jours et permet un véritable épanouissement personnel dans son métier mais aussi une meilleure connaissance et analyse du monde maritime dans sa globalité. Il faut donc essayer d’avoir un certain recul, indispensable en tant que courtier maritime, car nous sommes amenés à trouver le meilleur compromis, en règle générale entre les transitaires et les armateurs, pour que chaque partie puisse trouver un intérêt commun dans la conclusion d’une affaire. D’un autre côté, il est vrai que la pression subie, que ce soit au niveau opérationnel ou commercial nous amène continuellement à nous remettre en question. Cependant, je pense qu’il faut utiliser cette contrainte comme un élément positif afin de pouvoir continuer à avancer mais aussi être réactif et inventif au bon moment pour trouver les solutions les plus appropriées dans ce domaine de plus en plus compétitif.

 

4) Shipping Lab : Quelle est ta vision sur le rôle de Shipping Lab pour le secteur ?

Jérémy : J’espère que mes précédents commentaires et réponses ont fait ressortir un certain optimisme, qui je pense est une des qualités principales des deux fondateurs de Shipping Lab. Il est vrai qu’en France les métiers liés au shipping sont encore peu démocratisés, mais je suis sûr que cette belle initiative permettra de faire connaître, notamment au plus jeunes, les nombreuses opportunités qui peuvent être proposées dans ce secteur.

Je souhaite donc à Shipping Lab de continuer à jouer ce rôle d’informateur via internet et les réseaux sociaux tout en favorisant de vraies rencontres avec le plus grand nombre d’entre nous.