Johara

1) Shipping Lab : Comment as-tu débuté dans le monde maritime ?

Johara : Je vivais à Hong Kong et je venais de quitter un job dans la Supply Chain dans le secteur de la joaillerie, que j’avais obtenu complètement par hasard par un ancien Edhec, comme moi.

Mes candidatures se sont tout naturellement orientées vers des boites de logistique et de transport (qui étaient mes fournisseurs auparavant). Cela faisait sens à Hong Kong en plus car c’est un des top3 ports d’Asie et que les sociétés de ce type foisonnent.

Je me suis donc faite embauchée chez un commissionnaire de transport pour assurer le lien entre la branche européenne et le siège Asiatique. Après une fusion avortée de ma boite avec un autre groupe, mon boss et moi avons décidé de monter une boite de commissionnaire de transports « boutique », qui fournit un service sans faille, une information extrêmement précise, des prix compétitifs, c’est comme cela qu’est née SPARX logistics.

 

2) Shipping Lab : Quelle est ta formation et quelles sont tes activités aujourd’hui ?

Johara : J’ai une formation assez classique de prépa + Edhec avec une spécialisation en droit et fiscalité. J’ai fait cela par défaut, n’étant pas trop mauvaise à l’école et ne sachant pas vers quelle branche m’orienter.

Aujourd’hui chez SPARX nous offrons à nos clients des solutions clé en mains de transport et logistique d’un point A à un point J, cela peut comprendre de l’affrètement maritime, du dédouanement, de l’acheminement par camion ou train, du conseil organisationnel en Supply Chain, de la gestion informationnelle de cargo…

Je suis particulièrement en charge des développements de SPARX, i.e. de l’ouverture de nouveaux bureaux, de rachat de structures existantes, de partenariats…

 

3) Shipping Lab : Qu’est-ce que tu affectionnes dans ton job ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Johara : J’aime découvrir de nouveaux environnements (pays, personnes, aspects légaux,…) lorsque je cherche à ouvrir un nouveau bureau dans un pays donné.  J’aime également appartenir à un secteur concret qui transcrit les relations économiques des pays entre eux et qui si on va plus loin reflète la situation géopolitique dans le monde. Enfin, c’est un secteur dont j’apprécie le fonctionnement « à l’ancienne » : une parole donnée vaut tous les contrats du monde, c’est un petit monde malgré ce que l’on pense qui est régi par des principes fermes. C’est assez impressionnant, même s’il est du coup assez difficile d’y instaurer du changement ou de le moderniser.

 

4) Shipping Lab : Quelle est ta vision sur le rôle de Shipping Lab pour le secteur ?

Johara : Je pense que Shipping Lab a clairement un rôle à jouer dans la démocratisation des métiers du shipping. C’est un secteur essentiel à l’économie, il n’y a rien autour de nous qui n’a pas été « shippé » et pourtant les métiers autour du shipping sont encore méconnus ou pire encore n’intéressent plus vraiment les jeunes entrepreneurs.

Shipping Lab donne une dimension dynamique et fraiche du secteur, et ce que j’apprécie le plus c’est que Shipping Lab couvre tous les aspects maritimes.