Vincent

1) Shipping Lab : Comment as-tu débuté dans le monde maritime ?

Vincent : La mer, le large, partir et pourquoi pas  naviguer ? C’est ainsi, qu’après le bac, je passe le concours pour la formation d’officier de la Marine Marchande puis s’enchaînent les premiers embarquements comme élève, puis officier, la découverte de ce métier de marin, des mers du globe et des ports maritimes. Depuis, je n’ai jamais quitté le monde maritime même en travaillant  à terre.

 

2) Shipping Lab : Quelle est ta formation et quelles sont tes activités aujourd’hui ?

Vincent : Après la navigation au long cours, je fais mes armes à terre dans les services commerciaux à la CGM tout en suivant la formation du master de Transport international Paris 1. Dés lors, je vais toujours travailler dans l’affrètement et l’exploitation commerciale des navires, d’abord la cellule « vrac-tramping à la GGM, puis les navires tweendecker gréé de Fret Sa de Navale Française – LDA et puis l’aventure entrepreneuriale avec Oceflo, www.oceflo.com courtage maritime et Agent commercial des armateurs de colis lourds. Aujourd’hui avec BBC Chartering, nous proposons les services d’une flotte de 180 navires MPP avec des capacités de levage jusqu’à 900 tonnes dans le cadre d’une exploitation au tramping et semi régulières, le concept d’un « global carrier » qui permet de  présenter aux clients une solution APAC (any port, any cargo)  www.bbc-chartering.com

 

3) Shipping Lab : Qu’est-ce que tu affectionnes dans ton job ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Vincent : J ‘ai vraiment aimé ma courte période de navigation, à la fois source de liberté et de responsabilité dans la conduite Pont et Machine de l’expédition maritime. A terre, le fonctionnement d’une compagnie de transport maritime, avec l’organisation logistique liée au navire, lui même maillon de la grande chaîne  logistique du commerce mondial est aussi très vivant et intéressant.

Il y a dans ce monde  maritime, sans doute plus qu’ailleurs cette part de tradition, liée à « l’aventure maritime », à l’environnement toujours imprévisible de l’océan et une recherche à évoluer vers plus de technologie, faisant du shipping une véritable industrie de haut niveau capable de défier les exigences des clients en terme de sécurité, de fiabilité, et d’environnement. Mais là aussi il y a du chemin à parcourir, les standards du shipping ne sont pas encore au top niveau et  une vrai recherche de partenariat entre clients et armateurs est indispensable.

Mais il y a aussi les désillusions, les négociations qui n’aboutissent pas, les soucis opérationnels et le manque de compréhension entre les parties. Nous vivons dans un monde hyper connecté ce qui nous oblige à être toujours réactif et je regrette quelquefois ce manque de recul dans l’exercice quotidien de mon métier.

 

4) Shipping Lab : Quelle est ta vision sur le rôle de Shipping Lab pour le secteur ?

Vincent : Plus qu’un « think tank » j’aime la notion de « do tank » donc il faut agir. A la lecture des différents portraits présentés, je constate beaucoup de passion de diversité et d’énergie. C’est une chance pour Shipping Lab qui doit orchestrer les synergies entre les générations.